20.06.2006
Arridité artistique
Elle regarda dans son crâne
Un papillon s'était noyé dans la viscosité de son silence
Elle le mangea et s'endormit à nouveau
Elyoptris
11:27 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.05.2006
Que la grâce soit avec vous!
"Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce."
Alfred Jarry
25.05.2006
Fils
A l'heure où le temps pleut, tu es ma goutte d'or
Ma nuée, mon abris, ma caverne au trésor
A l'heure où le temps bouille, tu es ma brume claire
Ma cascade, mon berceau, mon horloge première
A l'heure où le temps pleure, tu es ce rire urgent
Ce clin d'oeil, ce jardin et ce fourmillement
A l'heure où le temps dort, tu es ma goutte d'eau
Je te prends dans ma main et deviens ton manteau
00:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.05.2006
Mise à Mort

Ils ne sont qu'un
Laideur complice, rides vulgaires, pensée unique
Je suis la pluie ou cette perle à leur cou enflé
Ils sont le sang, le fiel, le néant
Un nuage m'envole, la terre m'expulse
Je vogue, immatérielle
Et pendant qu'ils trient mes viscères
Mon âme caresse leurs enfants
19:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.05.2006
Léa
Dans tes cheveux Léa
La la lalalère
J'ai jeté une rose
Na na nananère
J'ai posé une baiser, une route, un oiseau
Zut
Il s'est
envolé

"Mais, sachez que la poésie se trouve partout où n'est pas le sourire,
stupidement railleur, de l'homme, à la figure de canard."
Lautréamont
23:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.05.2006
La Mutante
Je gis
Ecartelée
Inhumanité, bestialité
Je suis la Vie
Au pas de ma femellité, tu t'actives
"Poussez, c'est bien ma p'tite dame"
Je suis la Douleur
Tu m'écartelles, tu me déchires
Je te désires
Il est l'heure
Silence, hurlement
Je meurs et Elle renaît
Etrangère
et
Mère.
23:35 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Crépuscule Vendémiaire
Elle
Seule
Retraite improbable, chaste silence
Elle le sent
Elle le sait
Inévitable tentation, le serpent s'avance
Evidence, jémellité contraire
Ils SONT
Son corps se cambre, battements, palpitations
Cascade, soumission
Il glisse, s'immisce
Elle se fend, éclate, se creuse
les étoiles s'embrasent, consument leur secret
Fantasme révélé, humidité brillante
Eveil
Elle ramasse les cendres
Dépose l'urne priapesque
Au pied de l'Autel
20:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


